Dans les coulisses de la vente « Paris, mon amour »

Dans les coulisses de la vente "Paris, mon amour" septembre 2026 - ABEL LLAVALL-UBACH POUR COLLECTIO(N)
Depuis 16 ans, Lucien Paris fait de sa vente « Paris, mon amour » un rendez-vous incontournable consacré à l’histoire et au patrimoine de la capitale. Mobilier urbain, décors de commerces, affiches et objets de curiosité côtoient des pièces d’exception, comme un tronçon de l’escalier de la tour Eiffel vendu lors de la première édition. Cette année, c’est une pièce d’une tout autre échelle qui attire les regards : la structure métallique monumentale de la halle aux moutons des anciens abattoirs de La Villette, qu’un coup de théâtre de dernière minute est venu bouleverser. Pour sa 17e édition, Collectio(n) a suivi les préparatifs de cette vente pas comme les autres entre Nogent-sur-Marne et le mythique Hôtel Drouot à Paris, où les enchères se sont déroulées pendant près de cinq heures face à une salle comble.

J1 · Préparatifs à La Chaudronnerie

À La Chaudronnerie de Nogent-sur-Marne, où Lucien Paris est installé depuis 1994, les équipes préparent les lots qui rejoindront quelques jours plus tard les salles de Drouot. Dans les réserves, les objets sont rassemblés, vérifiés et préparés sous l’œil attentif de Maître Axel Zaetta, l’un des trois collaborateurs en charge de cette vente annuelle.

J2 · Installation à Drouot

Les lots arrivent à Drouot, mythique hôtel des ventes parisien depuis 1852, la veille de l’exposition. Trois camions de mobilier et d’objets doivent être déchargés en quelques heures et toute l’équipe est mobilisée pour installer les deux salles réservées par Lucien Paris. L’espace prend forme rapidement avant d’accueillir l’exposition qui se tiendra pendant le week-end des Journées Européennes du Patrimoine.

LIRE AUSSI

J3 · Jour de vente

Après deux jours d’exposition, les lots sont proposés aux enchères devant une salle comble. La vente est marquée par le retrait de la halle aux moutons de La Villette, après son classement in extremis au titre des Monuments Historiques par le ministère de la Culture quelques jours plus tôt. Un classement qui interdit notamment sa sortie du territoire français et ouvre la voie à une vente patrimoniale.
Plusieurs pièces rejoignent toutefois des collections institutionnelles, comme un médaillon provenant des Halles de Paris et un bas-relief des Folies Bergère, acquis par le Musée d’Orsay, ou encore un ensemble documentaire consacré aux crimes de la bande à Bonnot, acquis par les archives de la Préfecture de Police. Pour le reste, le public présent en salle, mais aussi à distance par téléphone et sur internet, s’est partagé les près de 350 trésors, à l’image de casquettes d’employés de la tour Eiffel, adjugées près de dix fois leur estimation.

Vous pourriez aimer