Fanny Sabre : au rythme de la Terre

En Bourgogne, Fanny Sabre cultive en bio et en biodynamie depuis 2006 en défendant une vision exigeante du vin, affinant une vinification sans artifices. Labour, enherbement, traitements à base de plantes et vendanges manuelles définissent son approche respectueuse du terroir et du rythme naturel de la vigne. Ses micro-cuvées, vinifiées avec levures indigènes et peu ou pas de soufre, expriment la pureté du pinot noir et du chardonnay sur des appellations comme Beaune, Meursault ou Volnay. À contre-courant des logiques de rendement elle privilégie la précision, le lien intime au terroir, avec une distribution mesurée. Une manière de faire du vin une expression vivante du territoire.
Fidèle au patrimoine, elle se passionne aussi pour les meurgers et les cabottes, ces murets et cabanes en pierres sèches qui ponctuent le vignoble bourguignon, au point d’en avoir fait construire chez elle, prolongeant ainsi son attachement au territoire bien au-delà de ses cuvées.
Amin Kader : le luxe à la française

La maison Amin Kader incarne depuis plus de quarante ans l’excellence de la haute couture française à travers des créations en série limitée, réalisées dans ses ateliers parisiens. En 2023, elle élargit son univers sensoriel en lançant sa première collection de parfums, conçue et produite localement. L’artisanat d’exception, l’exigence constante et la fidélité aux savoir-faire traditionnels définissent l’identité et les valeurs de la maison. Fidèle à son attachement pour la préservation des héritages culturels, la maison Amin Kader soutient également Lyre et Muses, association investie dans la mise en valeur du patrimoine musical et architectural français.
Notre-Dame-de-Paris : retour à la lumière

Visite de la cathédrale Notre-Dame de Paris en janvier 2025, quelques semaines après sa réouverture au public, cinq ans après l’incendie qui a ravagé l’édifice.
Dans la nef, les flammes ont provoqué l’effondrement partiel de la voûte à trois endroits sous l’effondrement de la flèche et la chute de poutres embrasées. La charpente médiévale, surnommée “la forêt”, a été entièrement détruite, entraînant une infiltration massive d’eau qui a fragilisé les pierres.
Depuis 2019, près de 2 000 artisans et compagnons issus de 250 entreprises et ateliers d’art ont œuvré à la renaissance de la cathédrale. Dans la nef : reconstruction minutieuse des voûtes effondrées en pierre de taille, consolidation des piles et des arcs, nettoyage des murs noircis par la suie, restauration et remise en place des vitraux soufflés, et pose d’une nouvelle charpente en chêne massif fidèle aux techniques du Moyen Âge.
Aujourd’hui, la nef resplendit à nouveau et témoigne du savoir-faire et de la passion des bâtisseurs d’hier et d’aujourd’hui.
Le Paris d’Agnès Varda

Depuis l’école du Louvre jusqu’à la rue Daguerre où elle vécut plus de soixante ans, en passant par le quartier des Halles où elle a mis en lumière les statues cariatides, retour sur les déambulations d’une cinéaste flâneuse, amoureuse des visages mais aussi des lieux.
Hôtel de la Marine : la Concorde retrouve son joyau

Témoignage vivant du Grand Siècle, l’Hôtel de la Marine trône majestueusement à la Place de la Concorde depuis 1774. Conçu par Ange‑Jacques Gabriel pour abriter le Garde‑Meuble de la Couronne, puis siège de la Marine pendant près de deux siècles, cet édifice architectural est l’un des fleurons du patrimoine parisien.
Après quatre années de restauration fidèle orchestrée par le Centre des monuments nationaux (2017–2021), marquée par la reconstitution minutieuse des boiseries, gypseries et décors d’origine, l’Hôtel de la Marine s’ouvre désormais au public. La vaste cour d’honneur, la loggia lumineuse couverte d’une verrière signée Hugh Dutton, les somptueux salons d’apparat et appartements d’intendants redonnent vie à l’esprit XVIIIᵉ siècle
Lonely Statues

En mars 2020, alors que la France s’arrêtait pour faire face à la pandémie de Covid-19, Paris a connu un visage inédit. Ses places, ses boulevards et ses monuments, habituellement envahis de passants et de visiteurs venus du monde entier, se sont retrouvés désertés.
À travers une série de photographies réalisées au cœur du confinement, Lonely Statues capture cette atmosphère suspendue : des statues et des bâtiments emblématiques, figés dans un silence inhabituel, privés du regard de la foule. Un témoignage visuel d’un moment hors du temps, où la capitale s’est révélée dans une solitude rare et saisissante.
Tati Barbès : derniers éclats de rose

Symbole populaire du quartier Barbès, l’immeuble haussmannien Tati — avec sa célèbre enseigne rose sur fond vichy — est entré dans l’imaginaire collectif parisien dès son ouverture en 1948. Ce complexe composite — issu de huit bâtiments acquis entre 1948 et les années 1980 incarne à la fois l’histoire du commerce populaire et l’évolution urbaine du nord de Paris. Derrière les palissades, un projet de réhabilitation mené par la Ville de Paris et le groupe Immobel promet de redonner vie à ce lieu emblématique, en y accueillant de nouveaux usages mêlant commerce, bureaux et espaces culturels.
« Le défenseur du temps » : retour d’un géant oublié

Installé au cœur du quartier de l’Horloge à Paris depuis 1979, Le Défenseur du Temps est une œuvre mécanique et monumentale signée Jacques Monestier. Longtemps oubliée, silencieuse et rouillée, elle a été restaurée avant de renaître temporairement dans une exposition de Cyprien Gaillard en 2022. Ce reportage illustre la remise en lumière d’une sculpture urbaine qui parle du temps et de l’usure. « Un scrupuleux travail de précision, digne d’un parfait défenseur du patrimoine. » Raxana Hazimi, Le Monde
Dior Men intime

À l’occasion des César 2023, Dior Homme a conçu un costume sur mesure pour un de leur ambassadeur : l’acteur Raphaël Quenard. Réalisée dans les ateliers de la maison à Paris, la tenue a nécessité plusieurs semaines de travail entre sélection des coupes, prises de mesures, fabrication et ajustements. Loin du tapis rouge, il s’agit ici de mettre en lumière les gestes, les outils, et le savoir-faire d’un atelier où tradition et exigence technique restent au cœur de chaque création nourrissant un patrimoine artisanal toujours en activité.
La mémoire aux enchères

Rencontre avec deux commissaires-priseurs : Sophie Renard et Léonard Pomez à Château-Thierry et à Troyes, pour documenter leur quotidien et donner à voir les coulisses d’une profession aussi exigeante que passionnante, pilier et transmetteur de notre patrimoine.