Le Paris d’Agnès Varda

Depuis l’école du Louvre jusqu’à la rue Daguerre où elle vécut plus de soixante ans, en passant par le quartier des Halles où elle a mis en lumière les statues cariatides, retour sur les déambulations d’une cinéaste flâneuse, amoureuse des visages mais aussi des lieux.
Hôtel de la Marine : la Concorde retrouve son joyau

Témoignage vivant du Grand Siècle, l’Hôtel de la Marine trône majestueusement à la Place de la Concorde depuis 1774. Conçu par Ange‑Jacques Gabriel pour abriter le Garde‑Meuble de la Couronne, puis siège de la Marine pendant près de deux siècles, cet édifice architectural est l’un des fleurons du patrimoine parisien.
Après quatre années de restauration fidèle orchestrée par le Centre des monuments nationaux (2017–2021), marquée par la reconstitution minutieuse des boiseries, gypseries et décors d’origine, l’Hôtel de la Marine s’ouvre désormais au public. La vaste cour d’honneur, la loggia lumineuse couverte d’une verrière signée Hugh Dutton, les somptueux salons d’apparat et appartements d’intendants redonnent vie à l’esprit XVIIIᵉ siècle
Lonely Statues

En mars 2020, alors que la France s’arrêtait pour faire face à la pandémie de Covid-19, Paris a connu un visage inédit. Ses places, ses boulevards et ses monuments, habituellement envahis de passants et de visiteurs venus du monde entier, se sont retrouvés désertés.
À travers une série de photographies réalisées au cœur du confinement, Lonely Statues capture cette atmosphère suspendue : des statues et des bâtiments emblématiques, figés dans un silence inhabituel, privés du regard de la foule. Un témoignage visuel d’un moment hors du temps, où la capitale s’est révélée dans une solitude rare et saisissante.
Tati Barbès : derniers éclats de rose

Symbole populaire du quartier Barbès, l’immeuble haussmannien Tati — avec sa célèbre enseigne rose sur fond vichy — est entré dans l’imaginaire collectif parisien dès son ouverture en 1948. Ce complexe composite — issu de huit bâtiments acquis entre 1948 et les années 1980 incarne à la fois l’histoire du commerce populaire et l’évolution urbaine du nord de Paris. Derrière les palissades, un projet de réhabilitation mené par la Ville de Paris et le groupe Immobel promet de redonner vie à ce lieu emblématique, en y accueillant de nouveaux usages mêlant commerce, bureaux et espaces culturels.
« Le défenseur du temps » : retour d’un géant oublié

Installé au cœur du quartier de l’Horloge à Paris depuis 1979, Le Défenseur du Temps est une œuvre mécanique et monumentale signée Jacques Monestier. Longtemps oubliée, silencieuse et rouillée, elle a été restaurée avant de renaître temporairement dans une exposition de Cyprien Gaillard en 2022. Ce reportage illustre la remise en lumière d’une sculpture urbaine qui parle du temps et de l’usure. « Un scrupuleux travail de précision, digne d’un parfait défenseur du patrimoine. » Raxana Hazimi, Le Monde
Dior Men intime

À l’occasion des César 2023, Dior Homme a conçu un costume sur mesure pour un de leur ambassadeur : l’acteur Raphaël Quenard. Réalisée dans les ateliers de la maison à Paris, la tenue a nécessité plusieurs semaines de travail entre sélection des coupes, prises de mesures, fabrication et ajustements. Loin du tapis rouge, il s’agit ici de mettre en lumière les gestes, les outils, et le savoir-faire d’un atelier où tradition et exigence technique restent au cœur de chaque création nourrissant un patrimoine artisanal toujours en activité.
La mémoire aux enchères

Rencontre avec deux commissaires-priseurs : Sophie Renard et Léonard Pomez à Château-Thierry et à Troyes, pour documenter leur quotidien et donner à voir les coulisses d’une profession aussi exigeante que passionnante, pilier et transmetteur de notre patrimoine.
La Fayette : un nom qui traverse Paris

Dans la capitale, le souvenir du marquis de La Fayette s’inscrit dans la pierre de plusieurs lieux discrets ou emblématiques. Statues, rues et sépultures jalonnent Paris, invitant à redécouvrir l’empreinte singulière de ce pont entre l’histoire française et américaine. Mais l’héritage et la mémoire de La Fayette ne résonnent pas de la même façon en France et aux États-Unis, où la reconnaissance qu’il suscite diffère profondément.
La Résidence Germain Dorel : un patrimoine art déco au Blanc-Mesnil

Au nord du Blanc-Mesnil, la cité Germain Dorel, souvent appelée la « cité 212 », s’affiche comme un témoin remarquable de l’architecture sociale des années 1930 au Blanc-Mesnil. Construite entre 1933 et 1936 par l’architecte Germain Dorel, elle compte 581 logements pensés pour les employés du terrain d’aviation et les ouvriers des usines du secteur, à deux pas de l’emblématique aéroport du Bourget. Ce dernier, inauguré en 1919, a été le principal aéroport civil parisien jusque dans les années 1950 ; il a notamment vu atterrir Charles Lindbergh en 1927 après la première traversée de l’Atlantique en solitaire. Directement inspirée de grandes réalisations modernistes viennoises, la cité se distingue à la fois par sa composition architecturale, ses ornements Art déco et une polychromie soignée qui lui vaudront son inscription à l’Inventaire des Monuments historiques en 1996. Aujourd’hui, la résidence Germain Dorel s’impose non seulement comme une page d’histoire locale, mais aussi comme un exemple phare du logement social patrimonial en Seine-Saint-Denis